Qu’est ce que les sursauts radio rapides ?

Un objet interstellaire repéré a plus de trois milliards d’années-lumière de la terre. Il émettrait de très fortes et rapides ondes radios ? Une étoile massive proche d’un trou noir ? Qu’en est-il ?

 

Le domaine de l’astrophysique se voit proposer une nouvelle énigme, les sursauts radios rapides. Certains signaux ont déjà été identifiés comme étant des ondes radios, mais dans ces sursauts la, la source de cette provenance d’ondes émet, le temps de quelques millisecondes une énergie comparable à des centaines de soleils. Ce n’est donc assurément pas des pulsars classiques. Mais de quoi peut-il alors s’agir ?

À Amsterdam, une équipe de l’université de la ville, dirigée par Daniele Michilli, a analysé ces sursauts radio, et a trouvé un indice sur l’environnement qui englobe ce phénomène spatial.

 

Les sursauts radio n’ont été découvert que récemment et reste relativement inconnu des scientifiques. C’est en 2007, lorsque Duncan Lorimer, exerçant a l’Université de Virginie-Occidentale aux Etats-Unis, et ses compagnons de recherches, analysé des relevé de données de pulsars, qu’ils ont été découverts. Une partie de la caste scientifique, pensant que ces résultats n’étaient dus qu’a de simples erreurs de mesure, ont dans un premier temps, accordé que peu de crédit à cette découverte. Mais depuis 11 ans, c’est plus d’une vingtaine de pulsions d’ondes radios de la sorte qui ont été observées.

Aujourd’hui, les astrophysiciens pensent à peu près tous, que les sources de ces signaux d’énergie sont extragalactique. Plus précisément, cela veut dire qu’ils ne sont pas dans notre galaxie, en dehors de la Voie Lactée. Les chercheurs manquent encore de précision pour identifier exactement l’origine de ces phénomènes. Les pistes d’étoiles ont neutrons ou de noyaux actifs de galaxie ont été avancés, sans grande précision.

 

Afin d’en apprendre un peu plus, Daniele Michellini est ses collaborateurs se sont procurés les relevés de données des observatoires de Porto Rico et de Green Bank en Virginie-Occidentale afin d’étudier un cas en particuliers, celui du sursaut radio FRB121102. Ils se détachent des autres sursauts sur plusieurs plans. C’est l’astrophysicienne Laura Spilter, de l’institut Max-Planck de radioastronomie à Bonn, qui l’a découvert en 2014 lors d’analyses d’anciennes données d’un des programmes de l’observatoire d’Arecibo. Captée pour la première fois par le télescope du laboratoire en 2012, la source FRB121102, est la seule source d’énergie radios qui émettent régulièrement, mais non de manière répétée, des bouffées radios. Un pic de 200 événements observé a ce jour en provenance de cette source.

Par ailleurs, vu que les bouffées d’énergie radio qui a étaient relevé de sa provenance sont très faibles, les scientifiques pensent qu’il s’agit d’un petit objet d’une dizaine de kilomètres pas plus. La taille moyenne d’une étoile à neutrons.

Daniele Michilli et sa bande de chercheurs ont relevé 16 bouffées émises par FRB121102. Ces champs magnétiques sont tous polarisés linéairement. C’est-à-dire plus précisément que le champ magnétique de ces ondes va dans un sens défini. On sait aussi, par ailleurs, que les ondes magnétiques peuvent être légèrement polarisées lors de la traversée d’un champ magnétique. Or ici, elles sont polarisé a 100%. On observe des champs de polarisation aussi fort seulement près des trous noir super massif dépassant les 10 000 masses solaires. Mais les chercheurs n’excluent pas d’autres possibilités.

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *